Étienne Chouard face au tribunal gauchiste

Étienne Chouard, chantre de la démocratie directe et d’une constituante, s’est retrouvé face à l’inquisition gauchiste sur “Le Média”.
Mon analyse.

Malgré un discours fondamentalement de gauche sur à peu près tous les sujets, Chouard est devenu la cible privilégiée de la nouvelle gauche “super-morale” (Médiapart, Usul, Antifas…) pour avoir dit du bien de la bête immonde : SORAL.

Les défauts de Chouard sont tous connus. Sa naïveté sur l’humain. Sa candeur.

Mais il n’est pas question de la personne même de Chouard, ni de son discours politique ici. Ce qui nous intéresse, ce sont les pratiques du culte gauchiste, dont il est aujourd’hui la cible.

L’inquisition de gauche contre l’irréductible Chouard

Au préalable, il faut saluer “Le Média“, officine de gauche, pour avoir eu le courage de débattre, et ce malgré les pressions reçues.

Cet entretien-vidéo débute d’ailleurs par un rappel des innombrables pressions des sectateurs gauchistes, les antifas en tête, pour empêcher cet entretien avec Chouard. Il est aussi amusant de constater les décommandes de dernière minutes des stars de la gauche qui n’avaient pas le courage de croiser la bête Chouard dans un couloir.
Il est vrai que le personnage… fait peur !

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La bête immonde confusionniste.

Lui rappelant son sulfureux passé, et plus particulièrement une vidéo dans laquelle il louait la critique du sionisme d’Alain Soral ; l’un des deux présentateurs (dans la famille Enthoven, celui de gauche) essaye de comprendre pourquoi Chouard parle avec tout le monde !

Le repli sur soi de la gauche

C’est en effet un biais majeur de la gauche actuelle : ses membres n’ont aucun respect pour leurs adversaires qu’ils déshumanisent jusqu’à ne même plus vouloir leur adresser la parole.

De fait, et alors qu’ils prêchent la tolérance, le besoin de diversité et l’ouverture à l’autre, les gauchistes se ferment entièrement aux discours qui ne leur plaisent pas.

Enthoven : “c’est un élément sur lequel j’ai un vrai questionnement vis-à-vis de vous…. J’entends votre argumentaire sur la liberté d’expression, sur la nécessité de parler aux gens pour les comprendre, pour les convaincre…”

Chouard : “De les respecter. Pour les convaincre, il faut un apriori de respect, parce que c’est un être humain.

Enthoven : “…Euh… Ça s’appelle de la politesse…

Chouard : Non, plus que de la politesse.

Enthoven ne peut pas comprendre qu’on puisse respecter un être humain qui ne pense pas bien, c’est-à-dire d’extrême-droite. Pour les gens comme lui, le plus que l’on puisse faire avec de tels individus doit être du domaine de la politesse, pas plus.

A l’inverse, Chouard n’est pas animé par la haine, le ressentiment, ou la peur. Suivre docilement les dogmes gauchistes n’est donc pas dans ses priorités.

Et c’est très exactement CELA que les gauchistes lui reprochent.

Chouard : “C’est plus facile de dire … Chouard est un fasciste. Une fois qu’on a dit ça, on arrive à ne plus parler avec lui, on n’a plus l’obligation d’argumenter. On n’est plus obligé de discuter.”

Chouard montre ici qu’il a parfaitement compris la méthode de combat de la gauche post-moderne : déshumaniser l’adversaire pour ne plus avoir à débattre contre lui.

Chouard : “Ils sont conditionnés à voir leurs adversaires comme des ennemis en tout.”

Un comportement dont j’avais déjà parlé ici.

Cette méthode de la gauche est un reniement des principes politiques qui font qu’un système démocratique peut fonctionner :

– Accepter que chacun puisse s’exprimer.
– Écouter l’adversaire pour le comprendre.
– Ne pas répondre sur le terrain du pathos mais de la raison.

Enthoven, en affirmant qu’il ne faut pas parler avec tout le monde, brise ces règles civiques qui font que la société démocratique peut fonctionner.

Chouard et l’ouverture aux extrêmes : la question de la liberté d’expression.

Il est donc très cohérent que Chouard, qui souhaite un renouveau démocratique, combatte cette nouvelle gauche.
En tant que “démocrate-total“, Chouard ne se ferme aucune porte. Il est même prêt à affirmer que des gens à l’opposé de lui politiquement puissent dire des choses vraies (ce qui est une évidence que tout le monde devrait accepter si l’hypocrisie n’était pas aujourd’hui maîtresse).


Comme il l’explique ensuite, la force de Chouard est qu’il comprend les “fascistes” car il parle avec eux. Sa vision de l’extrême-droite est donc in fine bien plus pertinente que celle d’Enthoven car il a prit le temps de les comprendre.

Chouard : “Ceux qui sont racistes doivent pouvoir dire pourquoi ils sont racistes.”

Mais les deux journalistes du Média n’ont pas compris cela. La vision qu’a Enthoven de ses adversaires est donc parcellaire et caricaturale. Comment pourrait-il donc lutter efficacement contre ?

Denis : “Pour toi, le racisme ou l’antisémitisme, c’est une opinion ?”

Chouard : “Oui.”

Denis : “C’est là où je peux pas suivre”.

Ils aiment le discours bienheureux, populaire et “démocratique” de Chouard sans comprendre que leur propre dogme les pousse à l’opposé de cela.

Enthoven : “Sur la démocratie, je suis totalement d’accord avec vous.”

Ils sont aujourd’hui ceux qui appellent à la censure, à la restriction des libertés et tout particulièrement la liberté d’expression. Ils sont ceux qui veulent rompre définitivement le contrat social qui offrait un socle à notre système démocratique. Ils sont ceux qui nient la raison au profit du sentiment.

Il était d’ailleurs touchant de voir ce journaliste Denis Robert invoquer la science pour tenter de disqualifier les discours antisémites… Comme si la biologie avait une réponse à donner à cela…
Il prouvait bien plutôt par là qu’il ne connait pas la réalité de l’antisémitisme. Bien dommage quand on souhaite le combattre.

Plus généralement, l’argument de la science est souvent pathétique quand il est invoqué par des idéologues. L’extrême-gauche considère simplement que tout ce qui n’est pas bon/juste/vrai est “anti-science” ; comme certains musulmans peuvent déclarer que tout ce qui est anti-coran est mauvais et donc à rejeter.

On peut ensuite admirer dans cet entretien l’hypocrisie d’Enthoven qui déclare avec conviction :

Enthoven : “Le Média n’est absolument pas sur le créneau des médias mainstream… sur la manière d’exorciser les gens, les excommunier…”

Tout en reprochant à Chouard quelques minutes plus tard de : “s’adresser à tout le monde, même à l’extrême-droite”.

Sur la question de la restriction de la liberté d’expression, ces journalistes du “Média” (auto-proclamé dissident) combattent d’ailleurs “le capitalisme” et le gouvernement français tout en applaudissant quand Macron ou Mark Zuckerberg censurent sans justification raisonnable les discours de droite.

Le passage le plus sulfureux de l’entretien est d’ailleurs relatif à la liberté d’expression des négationnistes ; dans lequel Chouard a fait preuve de beaucoup de maladresses. Assumer son ignorance sur un sujet tel que celui-ci ne peut être que le fait d’un naïf comme lui.

Mais le vrai sujet est que la condamnation du négationniste est, pour la gauche, le point de départ d’une volonté plus générale de condamner toutes les positions qui lui déplaisent. Ils s’aident simplement de l’exemple le plus extrême pour justifier une position beaucoup plus globale.

Le résultat est qu’à gauche, ceux prônant encore une liberté d’expression entière, comme Chouard ou Chomsky, sont désormais des marginaux.

Chouard contre la secte

Ce que l’on comprend en arrière-champs dans cet entretien, c’est que les journalistes du Média aimerait que Chouard admette sur le plateau TV ne plus pouvoir dormir pour avoir osé parlé en bien de Soral.
Pire, Chouard devrait avoir honte et être empli d’un sentiment de pêché pour avoir considéré Soral comme un être humain, voire comme un être humain ayant pu dire des choses vraies.

TOUT LE SUJET DE CET ENTRETIEN SE RÉSUME DONC A CECI : CHOUARD DOIT FAIRE PÉNITENCE S’IL NE VEUT PAS ÊTRE ÉVINCÉ DU CULTE DE LA GAUCHE.

Ces deux journalistes sont ses derniers juges. Ils lui offrent une dernière chance pour s’extirper du mal.

CHOUARD EST ICI POUR SE CONFESSER ET ABJURER.

Denis Robert : “Est-ce que… est-ce que… en voyant ça tu te dis : j’ai fais une connerie… est-ce que j’ai pêché par naïveté ?

 

Cet entretien pathétique est donc l’ultime tentative faite par des membres de la gauche, ici ceux du “Média”, pour réintégrer le soldat Chouard dans la secte.

Une dernière chance qui lui été donnée malgré les pressions de ceux pour qui Chouard est déjà définitivement “hors l’humanité”.

Or, si cette vidéo “buzz“, c’est justement parce que Chouard n’a pas saisi cette dernière chance. Au contraire, il a montré qu’il n’avait que faire de cette secte et de son culte. Son humanisme est réel et non hypocrite. Chouard est un homme candide mais honnête.

Chouard : “C’est la faute de la gauche qui n’est pas capable d’imaginer que les gens qu’elle déteste à droite sont des êtres humains.
Il y a un sectarisme à gauche qui y’a pas à droite.
Les gens de droite sont plus forts, plus sûrs de leurs convictions.
Ils peuvent aller parler à la gauche sans avoir peur de perdre leurs âmes.”

Pour la gauche, Étienne, lui, vient de perdre la sienne.

 

Qu’on soit d’accord ou non avec lui : soutenons le soldat Chouard.

 

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